ATLAS CNOM 2026 · DÉMOGRAPHIE MÉDICALE · PARIS

Paris, désert médical ? Ce que dit vraiment l'Atlas CNOM 2026.

Mis à jour le 22 septembre 2026

La formule revient à chaque rentrée : Paris manquerait de médecins. Les chiffres 2026 racontent une histoire plus précise — une densité globale toujours supérieure à la moyenne nationale, mais un nombre de généralistes en recul continu depuis quinze ans et une vague de départs en retraite qui n'a pas encore atteint son pic. Ce diagnostic daté explique ce que ça change concrètement pour l'achat d'un cabinet.

★★★★★ 4,9/5 · Google · 400+ professionnels de santé accompagnés
Évaluer mon projet — 15 min

Diagnostic de faisabilité · Échange confidentiel

Immeuble haussmannien parisien — diagnostic démographie médicale Prestonn

La France compte plus de médecins qu'en 2010 : 245 847 praticiens en activité au 1ᵉʳ janvier 2026.

Selon l'Atlas de la démographie médicale publié par le Conseil national de l'Ordre des médecins (Tome 1, situation au 1ᵉʳ janvier 2026), 245 847 médecins sont en activité régulière en France — une hausse de 1,9 % en un an et de 14,0 % depuis 2010. La baisse des effectifs, réelle entre 2010 et le milieu des années 2020, est terminée au niveau national. C'est ce chiffre qui alimente, un peu vite, l'idée que le manque de médecins serait derrière nous partout, y compris à Paris.

Médecins actifs

245 847

Au 1ᵉʳ janvier 2026 · +1,9 % sur un an

Depuis 2010

+14,0 %

Effectif total en hausse continue

Densité nationale

362,8

Médecins pour 100 000 habitants

Femmes médecins

50,5 %

Majoritaires pour la 1ʳᵉ fois (40,1 % en 2010)

Ce chiffre national est réel et il faut le prendre au sérieux — mais il agrège des trajectoires opposées selon la spécialité, le mode d'exercice et le territoire. C'est précisément là que se loge le malentendu sur Paris.

Le nombre de généralistes en activité recule depuis quinze ans, pendant que le total progresse.

Le CNOM comptabilise 11 493 médecins généralistes en activité régulière de moins qu'en 2010, soit un recul de 12,2 % — alors que l'effectif total de médecins progresse de 14,0 % sur la même période. Ce sont deux courbes opposées, et la médecine générale libérale n'est pas celle qui porte la reprise démographique.

Ce qui tire la hausse nationale

+14,0 % de médecins depuis 2010

  • Essor du salariat (hôpital, centres de santé, structures privées)
  • Spécialités médicales et chirurgicales en croissance plus rapide que la médecine générale
  • Féminisation de la profession : 50,5 % des médecins actifs en 2026
  • Rajeunissement relatif : les moins de 40 ans passent de 16,4 % (2010) à 31,1 % des effectifs

Ce qui recule structurellement

-12,2 % de généralistes depuis 2010

  • 11 493 généralistes de moins en activité régulière qu'en 2010
  • La médecine générale ne représente plus que 41,8 % des médecins actifs
  • Le cumul emploi-retraite a progressé de 326,9 % depuis 2010 — des praticiens repoussent leur transmission plutôt qu'ils ne l'organisent
  • Près de 30 % des médecins en activité ont 60 ans ou plus au niveau national

Ce que ça veut dire concrètement : une ville peut afficher une densité médicale confortable en moyenne tout en connaissant, spécialité par spécialité et quartier par quartier, une pénurie réelle de généralistes disponibles pour reprendre une patientèle. Paris, avec sa forte proportion de spécialistes et d'établissements, illustre ce grand écart entre moyenne globale et réalité de terrain pour un cabinet de médecine générale.

Votre projet d'achat à Paris est-il faisable maintenant ?

Zonage, disponibilité des locaux, profil bancaire : un diagnostic chiffré vaut mieux qu'une intuition de marché.

Évaluer mon projet — 15 min

Le zonage des médecins généralistes vient de changer : voici ce qu'il dit réellement de l'Île-de-France.

Le zonage qui conditionne les aides à l'installation des médecins généralistes a été révisé par l'arrêté du 9 mai 2025 (méthodologie nationale prise en application de l'article L. 1434-4 du code de la santé publique). En Île-de-France, ce nouveau zonage entre en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026 et abroge celui de 2022. Il ne s'agit pas du zonage des chirurgiens-dentistes (traité dans notre dossier zonage CPAM dentiste 2026) : deux professions, deux méthodologies, deux cartes distinctes — ne pas les confondre au moment d'évaluer un projet.

Ce que montre la révision 2025-2026 pour l'Île-de-France

  • Population en zone d'intervention prioritaire (ZIP)62,1 % · ~8,6 M habitants
  • Population en territoire d'accès difficile ou d'offre insuffisante86,7 %
  • Maille d'analyse à Parischaque arrondissement, individuellement
  • Entrée en vigueur1ᵉʳ janvier 2026

Deux précisions s'imposent. D'abord, ces pourcentages portent sur l'Île-de-France dans son ensemble — grande couronne comprise — pas sur Paris intra-muros isolément : la région reste, dans son ensemble, le territoire où l'accès aux soins de médecine générale est statistiquement le plus tendu de France. Ensuite, la classification précise de chaque arrondissement parisien pour 2026 se vérifie au moment du projet auprès de l'ARS Île-de-France ou d'ameli, car un zonage vient justement d'être révisé et une ancienne carte imprimée devient trompeuse dès qu'elle circule encore.

À vérifier avant toute offre : le classement en zone d'intervention prioritaire ouvre des aides à l'installation (conditions et montants détaillés dans notre guide aide installation médecin 2026), mais il ne dit rien à lui seul de la disponibilité réelle d'un local compatible avec un usage médical dans le quartier visé. Les deux questions — zonage et disponibilité immobilière — se traitent séparément.

Ce n'est pas une pénurie qui se résorbe, c'est une carte qui se redistribue.

La hausse démographique nationale ne va pas remplir mécaniquement les cabinets parisiens vacants dans les cinq prochaines années : elle est portée par des spécialités et des modes d'exercice qui ne s'installent pas de la même façon qu'un généraliste libéral. Ce qui se dessine à la place, c'est une vague de transmissions concentrée sur les quinze prochaines années, à mesure que la génération née dans les années 1960 quitte progressivement l'exercice.

Pour un acquéreur, la conséquence est concrète : dans un arrondissement où plusieurs praticiens proches de la retraite exercent encore, la fenêtre de reprise n'est pas illimitée. Les locaux qui cumulent bonne accessibilité, statut ERP déjà conforme ou proche de l'être, et emplacement pertinent pour la patientèle visée, ne se multiplient pas au même rythme que la demande dans les quartiers déjà denses. C'est cette rareté relative — pas un manque global de médecins — qui resserre les négociations sur les meilleurs emplacements et qui justifie d'anticiper plutôt que d'attendre un signal de marché évident.

C'est le cœur de la méthode Prestonn sur les grandes métropoles : faire l'inventaire réel d'une zone — zonage à jour, structure d'âge des confrères installés, disponibilité effective de locaux compatibles — avant de lancer une recherche, plutôt que de la découvrir après une offre refusée. Voir la méthode complète, de la faisabilité à l'acte, ou la page dédiée à l'achat de cabinet médical à Paris.

Quatre données à vérifier avant d'évaluer un projet dans un quartier parisien.

Une carte de zonage seule ne suffit jamais à décider. Ces quatre points, croisés, donnent une image beaucoup plus fiable de la fenêtre d'opportunité réelle sur un secteur.

1

Statut de zonage à la date du projet

Vérifier le classement actuel de l'arrondissement auprès de l'ARS Île-de-France ou d'ameli — le zonage vient d'être révisé et n'est pas identique à celui de 2022 ni à celui des chirurgiens-dentistes.

2

Structure d'âge des confrères à proximité

Une forte proportion de praticiens proches de la retraite dans un quartier signale une vague de transmissions à venir — donc davantage de candidats potentiels sur les mêmes locaux dans les prochaines années.

3

Compatibilité ERP et changement d'usage du local visé

Un local déjà conforme ou proche de l'être raccourcit sérieusement le délai avant ouverture. Voir notre page dédiée ERP cabinet médical et le détail de la procédure de changement d'usage.

4

Tension immobilière locale

La disponibilité de locaux santé évolue par quartier et par type de bien. Notre analyse du marché immobilier santé 2026 détaille les tendances par métropole.

La même mécanique démographique se joue dans les autres grandes métropoles.

Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Nantes et Rennes connaissent la même dynamique de fond : hausse démographique nationale tirée par les spécialistes et le salariat, recul continu de la médecine générale libérale, vieillissement des praticiens installés. Chaque métropole a son propre zonage ARS, révisé selon un calendrier régional, et sa propre tension sur les locaux compatibles avec un usage médical — l'intensité varie, la mécanique ne varie pas. Prestonn accompagne des professionnels de santé sur ces sept métropoles avec la même méthode de diagnostic préalable.

Paris et désert médical : les questions que nos clients posent.

Paris est-elle un désert médical en 2026 ?

Non, pas au sens strict : Paris affiche une densité médicale toutes spécialités confondues supérieure à la moyenne nationale, portée par la présence de nombreux spécialistes et établissements. Mais cette moyenne masque de fortes disparités par arrondissement et par spécialité, une part croissante de médecins proches de la retraite, et un recul continu du nombre de généralistes en exercice depuis quinze ans. « Désert » est le mauvais mot ; « recomposition » est le bon.

Combien de médecins sont en activité en France en 2026 ?

245 847 médecins sont en activité régulière au 1ᵉʳ janvier 2026, soit une hausse de 1,9 % en un an et de 14,0 % depuis 2010, selon l'Atlas de la démographie médicale du Conseil national de l'Ordre des médecins (Tome 1). La densité nationale s'établit à 362,8 médecins pour 100 000 habitants, et les femmes sont pour la première fois majoritaires (50,5 % des effectifs, contre 40,1 % en 2010).

Pourquoi le nombre de médecins généralistes continue-t-il de baisser malgré la hausse globale ?

Parce que la hausse globale du nombre de médecins est portée par les spécialistes et par le salariat, pas par la médecine générale libérale. Le CNOM comptabilise 11 493 généralistes en activité régulière de moins qu'en 2010, soit un recul de 12,2 %, alors même que l'effectif total de médecins progresse de 14 % sur la même période. Ce sont deux courbes opposées qu'il ne faut pas confondre.

Quels arrondissements de Paris sont considérés en zone sous-dotée ?

Le zonage des médecins généralistes en Île-de-France a été révisé par l'arrêté du 9 mai 2025 (méthodologie nationale prise en application de l'article L. 1434-4 du code de la santé publique), avec une entrée en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026 qui abroge le zonage 2022. Chaque arrondissement parisien constitue un territoire de vie-santé évalué individuellement. La classification précise par arrondissement pour 2026 se vérifie auprès de l'ARS Île-de-France ou d'ameli au moment du projet, car une carte figée devient vite obsolète.

Qu'est-ce que la vague de départs à la retraite change pour l'achat d'un cabinet à Paris ?

Près de 30 % des médecins en activité ont 60 ans ou plus au niveau national, et le cumul emploi-retraite a progressé de 326,9 % depuis 2010 — signe que beaucoup de praticiens repoussent une transmission plutôt qu'ils ne l'organisent. Quand plusieurs cabinets d'un même quartier changent de main dans une fenêtre resserrée, la file d'acquéreurs intéressés par les locaux les mieux situés s'allonge mécaniquement, ce qui resserre les prix et les délais de négociation pour les meilleurs emplacements.

Faut-il acheter maintenant ou attendre pour un cabinet médical à Paris ?

Il n'existe pas de réponse générique : elle dépend de la spécialité, de l'arrondissement visé et du profil bancaire du praticien. Ce qui est mesurable, en revanche, c'est que le nombre de locaux compatibles avec un usage médical (ERP, fluides, accessibilité) ne progresse pas au même rythme que la demande dans les quartiers déjà denses. Un diagnostic de faisabilité chiffré, mené avant la recherche, permet de trancher sur des données plutôt que sur une intuition de marché.

Le désert médical touche-t-il aussi les autres grandes métropoles françaises ?

Oui, avec la même mécanique de fond : une hausse démographique nationale tirée par les spécialistes, un vieillissement des généralistes en exercice et des zonages régionaux régulièrement révisés par les ARS. L'intensité varie selon les métropoles — Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Nantes et Rennes ont chacune leur propre carte de zones prioritaires, à vérifier au cas par cas avant toute recherche de local.

Prestonn · Spécialiste immobilier de santé

La carte médicale se redessine, autant choisir son emplacement avant qu'elle ne se referme.

Zonage à jour, structure d'âge des confrères, disponibilité réelle des locaux : Prestonn croise ces données avant toute recherche. 400+ professionnels de santé accompagnés, honoraires au succès uniquement.

Évaluer mon projet — 15 min

15 min · Diagnostic direct · Aucun pitch commercial